Debout le mort !

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Nom : Malodan
Race : Mort vivant
Classe : Guerrier
Alignement : Chaotique
Âge : 732 ans
Ennemis : Taurens, Humains, Elfes

Et maintenant, la bio :




J'ai peu de souvenance de ma vie d'antan, mais j'ai quand-même de vagues réminiscences, qui se manifestent sous forme d'images rapides. Comme des fantômes qui viendraient me visiter la cervelle pour tirer mes dreadlocks de l'intérieur... C'est sans doute pour ça que j'ai le cheveu rare.

Dans ces souvenirs qui me hantent, il y a une jeune-femme fragile et très belle, une humaine semble-t-il... Et aussi une sorte de géant barbu et ventru, violent et puissant... Sans oublier une sorte de gnome, un être vil et repoussant, faux et tors, qui semble prendre plaisir aux souffrances de ses contemporains. Et puis des images d'armes, de repas festifs, de lits défaits...

Rien d'autre.

J'ai été réveillé par un mage tauren, qui semblait s'intéresser de près à la nécromancie. Quel crétin ! C'était un jeune, à peine sevré, et je n'ai eu aucune difficulté à l'envoyer ad patres à son tour, une heure à peine après ma résurrection. Ça lui apprendra, à jouer avec la vie et la mort des gens !

Ça devait faire un moment que j'étais couché dans cette tombe, parce que je perdais des morceaux de moi un peu partout. C'est le côté pénible, pour nous autres zombis : nos corps restent éternellement dans l'état où ils se trouvent au moment où nous sommes arrachés à la mort... Ceux qui sont réveillés quelques heures après leur décès ont de la chance : à part leurs yeux un peu exorbités et fous, on ne les distingue guère des êtres vivants. Les squelettes ont moins de chance, et entre ces deux extrêmes tous les états de décomposition sont possibles.

Depuis, donc, je perds des bouts de moi un peu partout. Mes yeux, mes dents, mes doigts, mon... oui, même ça, ça m'arrive. Mais ce que je perds me revient toujours. C'est magique, un zombi : ça sème ses morceaux n'importe où, pourtant ça ne change jamais.

Je ne sais pas ce que j'étais, "avant". Mais je sais ce que je suis aujourd'hui, et je sais que je ne suis pas où je devrais être. On m'a arraché à la mort, à laquelle tout le monde devrait avoir droit un jour. Sans me demander mon avis, sans s'occuper de ce que je pouvais en penser.

Je hais, pour ça. Ma vengeance s'adresse à tous les taurens, cette race immonde qui a enfanté ce dégénéré ridicule qui a eu l'idée stupide de m'arracher à mon nouveau plan d'existence. Qu'ils soient tous maudits, et puisse leur essence vitale pourrir pour l'éternité !



Tauren stupide et vulgaire, t'as ouvert mon sarcophage !
Vous tous veaux pervers, fuyez mes cimetières,
Et prévenez de ma part ce crétin de p'tit mage,
Dites-lui qu'au soir je l'attends dans mon marécage !


(sur l'air de "Champagne", de Jacques Higelin)

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J'ai quitté le clan qui m'avait accueilli après quelques jours de présence seulement. Je ne tiens pas à dire de quel clan il s'agissait, ni à parler de la raison pour laquelle je suis parti, mais je peux néanmoins dire que quand on se lance dans une quelconque association, il est préférable de déterminer rapidement si l'on est compatible ou non.

Je ne l'étais pas. Et c'est bien, que j'en aie pris conscience si vite.

Étant donc de nouveau libre, je me suis mis à la recherche de mon passé. Je ne me rappelle rien de ma vie antérieure, mais j'espère trouver des indices dans mon cercueil: des objets, une lettre, un autre squelette, que sais-je ? Encore faudrait-il que je retrouve mon tombeau...

C'est qu'en plus de 700 ans, j'ai eu tout le temps du monde d'oublier son emplacement !... D'autant que j'étais très perturbé, le jour où j'ai été... "réveillé". Après avoir tué le petit tauren, j'ai erré sans but ni raison, l'esprit en déroute et le cœur muet. Oui, muet, car le cœur des morts vivants ne bat pas. Et pourquoi le ferait-il ? Après tout, nous sommes morts, non ?

Je me rappelle être allé un peu partout, regardant le monde et la vie autour de moi avec un sentiment croissant d'horreur. Je me rappelle aussi la peur que j'ai éprouvée quand j'ai perdu mon premier doigt. J'étais en train de cueillir des fleurs pour me confectionner une potion quand ma main s'est accrochée à une plante urticante, pleine de piquants destinés à retenir ses proies.

J'ai dû forcer pour retirer la main de ce piège naturel. Et mon auriculaire est resté sur place. Je n'ai ressenti qu'une vague douleur sourde, parfaitement supportable. J'ai regardé ma main avec incrédulité, avant que ce sentiment ne cède la place à la panique quand je réalisai que j'avais peut-être la lèpre.

Mais ce n'était pas ça. Quand, calmé, je regardai de nouveau ma main, elle avait retrouvé ses cinq doigts. Je crus d'abord avoir été victime d'une hallucination, mais je rejetai rapidement cette hypothèse après avoir aperçu mon petit doigt, toujours prisonnier des rets de la plante.

Depuis, je me suis habitué à cette particularité, même si je regarde toujours mon corps avec la même aversion. Je ne m'affole plus quand, m'étant tordu la cheville, je vois l'un de mes pieds rester collé au sol et se détacher de ma jambe dans un long "Schhhhhhhhrrrakkkk !". Mais quand j'ai perdu ma tête pour la première fois, j'ai quand-même tenté de la recoller, parce que la situation n'était vraiment pas pratique à gérer ! Maintenant, je sais que ça ne servait à rien: une fois qu'il s'est détaché, on ne peut pas récupérer un élément de son corps. Mais une tête, c'est plus long à se régénérer qu'un doigt. Alors maintenant, quand ça m'arrive, je la prends sous le bras et je me promène comme ça le temps que la nouvelle se mette en place. Ainsi, je conserve mon autonomie.

Tout ça pour dire que j'ai semé des morceaux de moi un peu partout dans le monde, depuis que je suis sorti de terre. Alors je suis la piste: je cherche ces pièces, l'une après l'autre. J'espère qu'en retrouvant tous ces tronçons, je finirai par trouver la source. Ma source. Mon caveau. Et peut-être recèlera-t-il des indices.

Mais je suis un malin: pour éviter les fausses pistes, je détruis tous ces débris au fur et à mesure de mes découvertes. Au début, je les brûlais, mais ça prenait du temps. Et puis la fumée attirait l'ennemi. Maintenant, je les mange. C'est plus simple, et ça me permet de gagner du temps en chassant moins.

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