edito

Seytahn
  Coucou les lecteurs !

Si je vous disais que les cheftaines n'ont pu être assez disponibles pour booster ce numéro, car elles ont chacune monté respectivement leur propre ligue, et ceci presque en même temps, vous auriez du mal à me croire non ?

Alors, tandis qu'Argowal tente désespérement de faire dorer sa peau blafarde de Drow dans une cité balnéaire non loin des Bastions Taurenesques du Sud-Ouest (non non je ne vous donnerai pas l'adresse pour la contacter : Arg!-ça-chauffe-là !@Les Cornes Bronzées/Plage), j'en profite pour vous raconter la stricte vérité toute crue (miam !) :

Il était une fois... le printemps.

Le printemps ( ça existe ?) est passé à une allure folle... mais il en a profité pour nous empêcher de prendre nos plumes!

Comment ?

En nous prenant tous en otage, les uns après les autres, oui nous, consciencieux et acharnés travailleurs de l'équipe de la Gazette que nous sommes pourtant... et d'une manière des plus déconcertantes, je vous laisse juge :

Ca a commencé par cette décrue que l'on ne pouvait prévoir : la fonte des neiges a fait déborder la rivière, et la première victime fut Addax qui à ce moment-là longeait la rive gauche, portant un tas de textes à éditer ... comme tout Elfe qui se respecte, il est de nature fragile, et s'est dont trouvé dans la nécessité de faire une halte réparatrice avant de reprendre la marche... quelle mauvaise idée de faire trempette juste au bord de la rivière !

De ses gros bras aqueux elle l'attrapa et l'emporta dans son lit, toute débordante qu'elle devenait, cette rivière...

Shandra, qui passait par là pour chasser les oiseaux à l'arc, vit des oreille pointues sortir de l'eau et son oeil perçant lui permit de reconnaitre les documents du feuilleton... portés à bout de bras vacillants. N'écoutant que son sens pratique bien connu, elle plongea et repêcha le tout : notre éditeur et les précieux écrits.

Mais Glorfindel, voyant sa belle penchée sur l'elfe à demi-noyé, bouche contre bouche (un deux trois soufflez !) fut aveuglé par la jalousie et envoya Addax au pays des comatisés à l'aide d'une arme contendante ( appelée : JeTapplatisSiTuLaTouches /arme : contendante et alors ? /dégats : beaucoup ! /charges: ça ne regarde QUE Shandra !)

Une contention de plus et s'en était fini du petit Elfe malchanceux...si Kromack ne s'en était mêlé à ses dépends.
Les hurlements de Shandra ( presque aussi aigus que les Youpiiii d'une autre elfette bien connue) le sortirent de sa sieste.

Or, s'il y a bien quelque chose qui met un Grunt de mauvais poil, c'est d'avoir ses rêveries interrompues... allez savoir pourquoi le géant à la peau verte rêvait à ce moment-là qu'il était devenu un poisson volant et le sourire béat qui déformait ses grosses lèvres se transforma d'un coup en rictus rageur lorsque les cris lui vrillèrent ses tympans :

- Kromack pas content ! dit-il en sortant de son hamack.

En deux enjambées il avait déjà rejoint la rive, mais la troisième fut fatale : plein de poissons de toutes les couleurs s'étaient échoués partout sur le sol de Lorndor et le Grunt glissa sur l'un d'eux. Et ce fut Glorfindel qui réceptionna le géant, amortissant sa chute sans en ressentir ne serait-ce que quelques commotions paralysantes.

Sandoval, notre adorable Tauren, prit pitié de Shandra qui était allée le chercher en pleurs, et c'est lui qui se chargea de transporter sur son dos tout ce petit monde fracassé : sa colonne vertébrale en fut quelque peut disloquée et il fallut bien des semaines avant qu'il ne tente de s'assoir à nouveau devant son bureau de la Gazette...

Malgré les massages quotidiens de notre humaine barbue ( hé oui après la moustache elle se laissa pousser la barbe, "printemps oblige" qu'elle disait! "je veux être moche et remoche !" qu'elle rajoutait !) dénommée Arrak. C'était la seule en bonne santé si ce n'est un moral en petite dépression... après avoir constaté que l'équipe de la Gazette (pourtant si ordonnée) avait perdu son article du numéro 5.

C'est d'ailleurs Zigenfruke qui le retrouva au premier étage sous l'armoire d'Olorin (on ne saura jamais ce que notre illustrateur trafiquait dans sa chambre, il a essayé de nous faire croire, une fois remis de son choc, que c'était pour attrapper des araignées afin de nous faire une belle image de Xatrio), et le gros "boum" qu'on entendit là-haut provint de la rencontre de sa tête avec le bas de l'armoire, dont il avait oublié l'existence au moment de se relever... Les gros bandages qu'effectua Chatissimus autour de son crâne le priva de son sens primordial ! la vue..

On eut beau dire au chat qu'il en avait trop mis, des sparadraps, il ne voulut rien entendre... il paraîtrait que c'est une petite vengeance pour le coup de plume du dessinateur enfoncé dans son oreille lorsqu'il surpris le chat en train de se curer le nez avec. On n'est pas sûr de la localisation en fait... car depuis ce jour, à chaque fois que Chatissimus posait son arrière train soyeux sur un tabouret, il se relevait aussitôt en cachant une grimace de douleur... Encore un qui ne pouvait plus s'assoir pour plancher sur la gazette, et qui se décrétait sourd qui plus est...

Mais tout ça c'est à l'époque où l'établissement de la Gazette existait encore...

Car figurez-vous qu' après la débacle des inondations, l'invasion des poissons, un autre fléau sévit dans le tout Lorndor : la destruction des bâtisses !

Par qui me demanderiez-vous ?

Ben par les Lorndoriens pardi !

Fallait bien qu'ils s'occupent en cette période printannière... le soleil chauffe les hormones de toutes les races, et ce reflux d'énergie fut canalisé dans le tapage des grosses pierres de châteaux.

La Gazette ne fut pas épargnée, mais comme le lieu de sa construction avait toujours été tenu secret, personne n'osa parler de sa disparition.

Ainsi l'équipe d'éclopés que nous étions sauva ce qu'elle put de la salle de rédaction et erra un long moment à la recherche d'un toit plus solide.

Les nuits furent angoissantes, en pleine nature, car les loups nous suivaient. Olorin, l'elfe pacifique, disait que non, ce n'était pas après lui qu'ils en avaient. Si Macroslenoir notre deuxième Editeur et PrinceNoir le mort-debout des Dépêches, ne lui avaient piqués son lot de dents de loups, peut-être ce qui s'ensuivit ne serait pas arrivé ?

Au réveil on découvrit nos deux beaux gazettiers transformés en lypus : tout le monde hurla et prit la poudre d'escampette en s'éparpillant dans la nature...

C'est Hellismine qui entreprit de retrouver tout le monde, mais ce fut pire, d'après son témoignage, que de retrouver Emrys dans une foire à la bière un jour de solde sur une place publique Naine.

Hellismine, conteur émérite, alla se réfugier dans le poulailler d'un fermier, Radamanth notre poète Barde, grimpa le plus haut possible dans un arbre, Fenrirdarkwolf notre découvreur de nouveaux mondes se jeta dans un champ de fleurs et n'en bougea plus, Kaze notre correcteur se pendit tête-bêche sur un étendoir de gros slips blancs à croix rouge, croyant passer inaperçu...

Heureusement que Dideladebeli, le directeur de la Fac, vint aider l'elfette humoriste qui commençait à s'inquiéter sur l'avenir de la Gazette.

Une fois tout ce petit monde réuni au grand complet, Chatissimus, royal, nous annonça qu'il avait trouvé des murs inébranlables pour accueillir à nouveau la salle de Rédac et son équipe.

Enfin on va pouvoir travailler ! dirent les Chroniqueurs en coeur.

Sauf qu'Argowal et Seytahn ne parvinrent que très tard à en trouver le chemin, parait-il que c'était un plan truqué qu'on leur avait refilé.

- Encore un coup des Neutres ! S'exclama Argowal.

- Encore un coup des Allianceux ! Surenchérit... heu... ben Seytahn.

D'après Addax si ses deux cheftaines n'avaient pas passé une certaine nuit à faire des absorptions et autres morsures à l'un des attaquants de Xatrio dans la grotte, personne n'en aurait profité pour remplacer le bon plan par un faux...

Le Chat, abandonné par les deux coquines, entreprit seul de tout réinstaller tout comme il faut.

Ensuite l'équipe se remit au travail... mais ce fut très dur de reprendre après tous ces tracas. Non, vous ne pensez pas ? Et pourtant... dans ces nouveaux locaux...

... Alainglandu tomba dans un sac de plumes de poules et faillit mourir étouffée si Boulette n'avait plongé à sa rescousse, Olorin qui passait par là glissa sur un paquet de sparadraps et il chuta sur le tas, Sandoval éternua, Maltabius lâcha des araignées, Kromack poussa un cri suraigu, un loup se jeta dans les bras de Hellismine, Painkilleur grimpa sur une armoire, des dents tombèrent dans les godets de Zig, Hellismine mordit Macroslenoir, le Chat lança une poignée de vipères... etc... etc... jusqu'à ce quelqu'un apporte un superbe gâteau d'anniversaire : un an déjà que la Gazette était sortie !




 
 
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