UD vs GARDIEN (Version UD)


L’attaque surprise

Depuis le grand cataclysme, le peuple Undead n’avait essuyé que quelques raids ennemis sur ses terres natales, assauts bien vite repoussés. Tous espéraient pouvoir explorer durant quelques temps encore, ces nouvelles terres inconnues, sur lesquelles personne n’avait encore posé le pied.
J’errais en zone neutre avec plusieurs de mes compagnons, quelques monstres et une auberge pas très loin. Notre groupe somnolait à l’ombre d’un bois, nous protégeant ainsi d’un soleil éblouissant.
C’est alors qu’est arrivé un messager, ayant parcouru nombre de lieues, le malheureux s’écroula à son arrivée, exténué. Il souffrait de graves blessures et sentait sa fin proche, mais il fut vite relevé et il délivra son message ; le château des TONNERRE, notre château, avait été attaqué par surprise au crépuscule. La maigre garnison du castel n’avait pas pu retenir les GARDIENS en surnombre. Depuis, ceux-ci occupaient notre foyer et le mettaient à sac.
Immédiatement, et sur les ordres de notre chef, nous sommes partis, armes en main, décidés à faire payer cher cet affront à nos agresseurs. En un seul jour, nous étions en vue de notre château, situé au nord-est du cimetière undead, au bord d’un pont. Il nous fallait maintenant le leur reprendre.
Le combat fut bref, et en moins d’une journée, nous avons repris le contrôle de notre château, mais les GARDIENS en contrôlaient toujours les contreforts. Nous sommes tout de même parvenu à les repousser jusqu’au pont, grâce à l’aide d’alliés et de renforts qui commençaient à affluer.
Les GARDIENS avaient jusqu’alors pu bénéficier de l’effet de surprise, et il faut avouer que nous nous étions bien fait avoir sur ce coup-là. Mais désormais, ils avaient perdu cet avantage, et nous avions soif de vengeance.


Une bataille sanglante

Lorsque nous avons réussi à les repousser sur le pont, nous avons découvert un spectacle impressionnant. Les GARDIENS avaient érigé un gigantesque palais, au nord du pont, de l’autre côté de la rivière. Et, dans une vallée dégagée, au pied de cette forteresse, l’armée des GARDIENS était là. Leurs rangs déjà innombrables se grossissaient encore de renforts venus en toute hâte. Presque tous des soldats expérimentés, dans leurs armures scintillantes, criant leur soif de combat.
C’est alors que la bataille s’engagea, la mêlée était gigantesque, les pertes effroyables pour les deux camps, et rapidement les soigneurs furent débordés. Elle dura trois jours. Trois long jours, durant lesquels les deux armées se massacrèrent avec une fureur indicible. Il y avait tant de pertes, que la plaine était devenue un immense marécage, les soldats pataugeant dans une boue de sang et de terre. Le sang des deux camps se mêlait alors que la bataille faisait rage, chose étrange pour des peuples qui se haïssent autant. La rivière qui coulait non loin s’était parée de couleurs pourpres, et bien plus en aval, on commençait même à apercevoir les premiers cadavres boursouflés s’échouer sur la berge.
Au troisième jour, les deux armées, dégoûtées de ce combat sans fin, commençaient à se replier sur leurs positions. Mais c’est alors que de sombres légions apparurent non loin du campement undead.
Des renforts, ils arrivaient à point nommé pour les Undeads extenués. En quelques heures, ces renforts fondirent sur les troupes ennemies, redonnant espoir à l’armée des Morts-Vivants qui reprit l’assaut de plus belle.
Les GARDIENS et leurs alliés n’eurent d’autre choix que de se replier sur leurs forteresses.


Le siège de la citadelle

L’armée des Morts-Vivants allait maintenant s’attaquer au siège de la cité des GARDIENS, baptisée Nemesis. Personne ne savait combien de temps cette bataille allait durer, et encore moins lequel des deux camps en sortirait vainqueur. Les premiers jours de la bataille furent difficiles pour les Morts-Vivants, car les GARDIENS, même s’ils se repliaient, rechignaient à abandonner les contreforts de leur palais trop facilement. Le siège avait commencé, rendu difficile par l’état du terrain et les violentes ripostes des défenseurs.
Mais les défenseurs du château s’épuisaient, et ils ne purent garder leur citadelle intacte plus longtemps. Ils avaient perdus trop d’hommes, et les fondations de leur palais ne pouvaient résister plus longtemps. Ainsi, sous les coups de boutoir de centaines de Undeads rassemblés, le donjon de la citadelle s’écroula dans un vacarme assourdissant.


Une longue retraite

Le verrou GARDIEN, qui bloquait aux Morts-Vivants l’accès aux plaines environnantes venait de sauter. Pour nos ennemis, commença alors une longue retraite vers le Nord. En quelques jours, une marée de Undeads accompagnés par leurs nombreux alliés, se déversa dans les plaines voisines. Les peuples qui occupaient ces terres furent submergés par le nombre, et en quelques jours, toutes leurs positions stratégiques tombèrent sous notre coupe.
Les GARDIENS et leurs alliés quittèrent cette région, mais chacun d’entre nous savait que même si nos ennemis laissaient leurs châteaux en ruine derrière eux, ils emportaient avec eux un désir de revanche encore plus ardent.
Les clans Undeads se partagèrent alors ces terres nouvellement conquises, et chaque clan put construire sa propre forteresse sur les ruines des anciennes, disposant de vastes territoires à gouverner. Notre peuple semblait s’être installé dans la région pour longtemps, et l’heure était à la fête. Mais les plus sages d’entre nous recommandaient par dessus tout la prudence à l’égard de nos ennemis ; vaincus, mais toujours présents. Ils avaient bien raison.


Le retour

Les guerriers Undeads s’étaient dispersés après leur victoire, nombre d’entre eux étaient gaiement partis en zone neutre, sans se soucier de surveiller les terres au Sud de leur nouveau domaine. Et c’est justement non loin de ces terres que réapparurent des silhouettes désagréablement familières. Les GARDIENS et Klones avaient construit en un temps admirable deux monstrueuses citadelles côte à côte. Même si ces palais se trouvaient à une distance raisonnable du cimetière undead, un point sembla très clair aux généraux des clans undeads tout proches : Si on laissait les GARDIENS et les Klones prospérer et fortifier leurs domaines, il n’y avait nul doute que ceux-ci tourneraient inévitablement leur lance contre le Royaume Mort-Vivant et contre les châteaux qui en défendaient l’accès. Les généraux Undeads décidèrent donc de suivre le sage proverbe qui leur vint à l’esprit : « la meilleure défense est l’attaque » et comme pour clore le débat que menaient les généraux, discutant de la date de l’assaut, l’un d’eux dit : « ne remet jamais au lendemain ce que tu peux faire le jour même ». Ainsi l’écrasante machine de guerre undead reprit son inlassable marche contre ses ennemis de toujours.


Une bataille de plus

On ne pouvait, au début, pas parler de véritable combat, les deux camps de ne se livraient qu’à des escarmouches sans réelles conséquences. Mais au fur et à mesure que le temps passait, le combat s’intensifia. Et pour finir, une nouvelle bataille rangée eut lieu. L’armée des Morts-Vivants se rapprochait inexorablement des deux forteresses.
Dans l’espoir de contrecarrer cette lente mais sûre progression, nos ennemis organisèrent une contre-attaque d’envergure. Ils nous surprirent à la tombée de la nuit, alors que nous nous reposions dans notre campement. Nos soldats, réveillés par le son de leurs cors, eurent tout juste le temps de reprendre leurs armes avant que nos ennemis ne fondent sur nous. Pris par surprise, beaucoup de mes frères périrent au cours des premières heures du combat.
Mais alors que je combattais moi-même, j’aperçus une trentaine de nos guerriers qui quittaient le champ de bataille en contournant les lignes ennemies. Je compris alors qu’elle était leur mission : ils profiteraient de cette bataille pour porter un coup décisif à Kyrandia, la citadelle des Klones, dans le dos de nos assaillants. Et effectivement, au lever du jour, alors que j’agonisais dans mon propre campement, j’entendis enfin les hautes tours effilées de Kyrandia s’effondrer. La contre-attaque de nos ennemis avait été vaine, et tandis que le bonheur m’envahissait, j’eus la vision fugitive d’un carreau d’arbalète qui transperçait ma poitrine.


Une résistance héroïque

Lorsque je revins sur le front, je compris que les GARDIENS avaient décidé de quitter leur demeure. Des centaines de mes frères s’attelaient à la démolition de la forteresse abandonnée. Mais j’entendais toujours des échos de bataille plus au Sud, d’autres ennemis nous attaquaient-ils encore ?
J’eus rapidement la réponse à ma question. Les guerriers des clans Alliance et Ryu résistaient encore à nos troupes, ils avaient installé en toute hâte leurs campements, et continuaient le combat alors que GARDIENS et Klones avaient quitté la région. Tandis que nous les assaillions de toutes parts, ces deux clans défendaient avec un courage héroïque leur dernière retraite.
Je n’en vis aucun se rendre, aucun faiblir, ni même fuir, tous moururent l’épée en main, mais pour défendre quoi au juste ? Quelques tentes et des couvertures ?
Non, ils défendaient l’honneur de leur race, leur honneur, comme tous l’auraient fait en pareille circonstance. Et nul ne peut prétendre savoir combien de guerres il faudra encore à chaque peuple de Lorndor pour considérer son honneur comme lavé de toute injustice, un honneur depuis déjà longtemps souillé par tout ce sang versé en son nom.




Sombrecoeur


 
 
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